1964 à 1967

1964  Juillet : Le nouveau dépôt de Douvenant partiellement achevé est mis en service.

R 2168 : 5 véhicules

R 4230 : 2 véhicules

R 4231 : 3 véhicules

SC 6 : 10 véhicules

Total : 20 véhicules

1965 Un rapport fait apparaître un déficit réel d'exploitation depuis 1962. Ceci s'explique principalement par l'impossibilité dans laquelle s'est trouvé la CFT , de pouvoir augmenter le prix du billet, celui-ci étant bloqué par décision Ministérielle. (3 ans)

D'autre part, il est constaté une augmentation du nombre de voitures que les employés et ouvriers utilisent pour se rendre à leur travail. De plus, la mise en service du Pont d'Armor en Juillet 1962 à permis de rapprocher le quartier de Cesson - Ginglin, ce qui  a contribué à une baisse du nombre de voyageurs pour les TUB depuis quelques années.

A cela s'ajoute les multiples remboursements d'emprunts pour investissements du matériel roulant devenus trop importants.

De plus, la CFT va investir plus de 60 000 Fr pour l'aménagement intérieur du nouveau dépôt.

 
 

1966 Une commission est crée en vue d'examiner le contrat de concession d'exploitation du réseau.

 
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Publicité de la CAT

1967 Mai : une brusque augmentation du prix du ticket est instaurée (de l'ordre de 25%) ce qui entraîne une chute brutale du nombre de voyageurs à compter de cette période.

Juin : Au début de l'été, la direction de la CFT attire l'attention de la Municipalité sur les difficultés financières du réseau.

 

Compte tenu de ces dernières, la ville accorde sa garantie pour les éventuels découverts susceptible de se produire dans la limite de 50.000 Fr pour une période d'un an. En contrepartie, la ville obtiendra en gage de la CFT le matériel d'exploitation du réseau.

Juillet : La convention de concession est renouvelée avec la CFT dans le but de clarifier certaines clauses entre la Ville et l'exploitant.

Septembre - Octobre 1967 : Avec l'accord de la compagnie, la ville fait examiner la comptabilité par un expert qui confirme les difficulté de la société. Dès la rentré d'octobre, des pourparlers ont lieu entre les deux parties pour étudier une solution au problème.

Dans cette même période, un mouvement de grève à lieu les 29 & 30 septembre ainsi que le 1er octobre. Celui-ci est motivé par la demande du personnel d'obtenir une augmentation de 16% des salaires. 

Devant les tensions entre les salariés et la direction refusant les revendications étant donné la situation financière, le syndicat des TUB le 20 octobre 1967, décidera d'un mouvement reconductible chaque samedi à partir du 28 octobre 1967 jusqu'à l'aboutissement d'un accord.

Novembre 1967 : La ville consent à effectuer un effort supplémentaire pour aider la compagnie à rétablir l'équilibre budgétaire. (Au mois de Septembre la CFT s'est retrouvée dans l'incapacité d'assurer le paiement des salaires du personnel)

En conséquence, la ville modifie sa caution et accorde la somme de 70.000 Fr (et non 50.000 Fr précédemment convenue en Juin) pour une période d'un an. La ville obtient toujours en contrepartie, en gage de la CFT, le matériel d'exploitation.

A ce stade, des débats auront lieu en Conseil Municipal car la Ville se demande si la compagnie sera apte à pouvoir rembourser cette somme d'une part, et s'il est toujours envisageable d'exploiter des lignes déficitaires d'autre part. La question de mettre en gage le matériel roulant et l'outillage sera même cité. (Ce dernier étant déjà gagé lors de l'emprunt réalisé pour son acquisition...) Le déficit actuel étant d'une vingtaine de millions de Fr !

Pour resituer le contexte, il faut rappeler que c'est la ville elle-même qui avait demandé au TUB "d'assurer des services sur des lignes où ils sont nécessairement déficitaires". Il sera aussi fait état de la hausse brutale des tarifs appliqué en mars, ceux-ci n'ayant pas pu être réajustés par le blocage des prix pendant trois ans par le Ministère, ce qui n'arrangera en rien les choses puisque cela provoquera une diminution de la fréquentation.

De plus, les récentes réclamations pour les hausses de salaires viennent compléter ces difficultés déjà accrues. 

La question de supprimer des lignes se posent ce qui amènera à envisager une réorganisation du réseau.

Le directeur des TUB de l'époque, M. DELAHAYE propose les mesures suivantes :

  • Lignes A & C inchangées

  • Ligne D inchangé sur le tronçon Champ de Mars - Villes Moisans

  • Suppression totale de la ligne E (fréquentation quasi nulle)

  • Suppression du tronçon Champ de Mars - Le Légué sur la ligne D (concurrence des Cars Michel)

  • Réduction des services de la ligne B, fréquences portées à la 1/2 heures le matin seulement les lundis, mardis, jeudis & vendredis.

  • Réduction des services d'été pour permettre de donner au personnel des congés payés sans embaucher de stagiaires

  • Récupération du service des Papillons Blancs (service CAT)

  • Réfection des peintures sur les panneaux de lignes au Champ de Mars et sur le bureau

  • Création de plans émaillés des lignes 

Mesures économique prévisionnelles :

  • réduction de 6 salariés (2 conducteurs sur la ligne B, 2 sur la ligne D, 1 sur la ligne E & 1 mécanicien

  • 1 employé des ateliers sera tenu d'effectuer de temps en temps des heures de conduite pour des services spéciaux

  • 103 000 Km supprimés (21.000 sur la ligne B - 60.000 sur la ligne D & 22.000 sur la ligne E

  • gains de 20.000 sur le carburant

28 Décembre 1967 : Un protocole d'accord est signé entre la Ville et la CFT. Celui-ci prévoit :

  • le remboursement à la CFT de l'indemnité de 160.000 Fr correspondant au rachat de la ligne Ricard

  • mise à disposition des TUB d'une avance de trésorerie de 70.000 Fr pour compenser les pertes de trésorerie liées à la baisse de voyageurs transportés suite à la hausse des tarifs

  • prise en compte des indemnités de licenciements suite à la réorganisation

De plus, a partir du 1er janvier 1968, pour tenir compte de l'incidence de la TVA, une réduction maximum des abonnements scolaires et ouvriers de 45% sur le tarifs des tickets simples sera instaurée.

L'ensemble de ces mesures devraient permettre de rétablir l'équilibre financier de l'exploitation. Mais il est rappelé que ces prévisions peuvent être perturbées par des conditions économiques imprévisibles (grèves, incidence coût de la vie...)

La CFT quant à elle, prend l'engagement formel de ne demander à la ville aucune aide financière pour compenser un éventuel déficit d'exploitation.

Si malgré tout, la CFT se trouvait en difficultés sans qu'un accord puisse intervenir entre les deux parties sur de nouvelles mesures d'assainissement, la Convention se trouverait résiliée de plein droit. La CFT étant tenu d'assurer le service pendant six mois, pour permettre à la ville d'organiser un nouveau mode d'exploitation. L'équilibre financier serait alors assuré par la Ville.

Un autocar Verney de la CAT place Octave Brilleaud

Retrouvez prochainement la suite de l'histoire du réseau

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