1950 à 1956

1950 Le conseil municipal du 23 Janvier 1950 autorise à passer un marché pour la construction de garages pour les T.U.B. pour un montant de 2.500.000 FR.

          Octobre 1950 : "il est midi dix, les ouvriers et employés sont déjà dans les T.U.B. qui vont les conduire dans la banlieue Briochine pour la soupe.

Pas de perte de temps et on arrivera ainsi plus vite à la maison. Le signal de départ va être donné, les moteurs sont sous pression près du quai

d'embarquement. Ce mode de transport est bien utile dans notre ville."   Rubrique " A travers la ville" Ouest-France du 27 Octobre 1950 

Février 1950 : Suite à une demande de la société T.U.C.O., une première  augmentation des tarifs est adopté lors du conseil municipale du 27 février.  

En effet, le tarif appliqué depuis le début de l'exploitation est inférieur à celui demandé par la société avant le début de son activité. Or, depuis cette époque, une aggravation des dépenses, en particulier le prix de l'essence s'est manifesté. A cela s'ajoute une nouvelle taxe de 10% sur les transports routiers qui doit être appliqué.

La société T.U.C.O. demande dans ces conditions une augmentation des tarifs de l'ordre de 25 à 30% pour lui permettre de continuer son service. 

Extrait du conseil municipal du 29 février 1950      © archives municipales

Lors de cette séance du conseil municipale, une importante réflexion et plusieurs débats auront lieu sur ladite augmentation. La remise en question de la pérennité de la société est en jeu, cette dernière étant en déficit de 600.000 Fr. 

Pourtant, la compagnie T.U.C.O. ne se plaint pas du nombre de voyageurs, au contraire, les voitures sont mêmes souvent signalés "chargées à pleins". 

M. Le Maire précise que le service est fait "d'une façon impeccable, ponctuelle", mais que la compagnie ne peux pas continuer aux tarifs actuels. Et de continuer en invoquant " il faut tout faire pour éviter la disparition des T.U.B. , ils donnent satisfaction à tout le monde"

M. Mazier à l'époque était partisan pour la création d'une régie municipale, le principe étant de laisser intact le pouvoir au conseil.

Les débats continuent. Voici des extraits de séances du conseil : 

- "ces transports sont-ils utiles oui ou non [...]" cite M. Gallais, 

- "[...] si la société avait mis des cars plus grands sur certaines lignes, les Villages et Cesson, par exemple, ça leur aurait rapporté d'avantage." cite M. FOUYER

Réponse de M. Le Maire : "La circulation de cars plus grands n'aurait pas été possible dans les rues de notre ville. L'avantage de cette compagnie ce sont justement ces petits cars qui sont d'une manipulation plus facile pour l'intérieur de la ville."

-"Ils laissent des tas de gens sur le trottoir" rétorque M. FOUYER.

-"La question n'est pas d'agrandir les cars mais d'en augmenter le nombre" finit M. Le Maire

Ainsi, malgré la division des membres du conseil sur cette augmentation, cette dernière est finalement adopté à la majorité.

Juin 1950 : Un dépôt est construit rue Abbé Garnier d'une capacité de 6 garages.

Le dépôt rue Abbé Garnier dans les années 1959 - 1960. A l'origine, il n'y avait que 6 garages, l'escalier l'extension et la surélévation du bâtiment n'existait pas.       
© archives  municipales Saint-Brieuc
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Emplacement du dépôt rue Abbé Garnier - cliquer pour agrandir le plan -

Juillet 1950 : Une demande est formulé en conseil municipal pour étudier la possibilité d'un service le dimanche pendant la saison balnéaire sur les Villages - Cesson.

Novembre 1950 : Une seconde révision des tarifs est instaurée. Cela fait suite à un mouvement social traduit par un arrêt des services TUB par le personnel. Ces derniers demandant une hausse général des salaires.

En 1953 et 1955, la société Gruau livre 18 minibus Renault R2165 à la C.F.T. pour les réseaux TUB et TUL dont 5 exemplaires pour Saint-Brieuc.

Etat de parc  

R 2065 : 1 véhicules

R 2165 : 5 véhicules

Total : 9 autobus

R 4230 : 2 véhicules

 

1954 Un projet d'étude pour la construction d'un pont sur la Vallée de Gouédic entre l'avenue Corneille et la Gare Centrale est confié au service central d'études techniques du Ministère des Travaux Publics. (actuel Pont d'Armor)

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1956 Afin de faire face au réel besoin des transports pour la ville et ou l'extension du service est réclamé quotidiennement par les usagers, la municipalité demande des améliorations à la CFT pour la création de lignes supplémentaires et la desserte de nouveaux quartiers. Les améliorations apportées seraient les suivantes :

- remplacement des petits véhicules actuels par des véhicules moyens afin de quasi doubler la capacité de transport,

- augmenter la fréquence sur la ligne C

- création de la nouvelle ligne E desservant le quartier de la Ville Bougault et de la Ville Audry,

- création de la ligne F desservant le cimetière de l'Ouest et le Bd Pasteur

- extension du service aux dimanches et jours fériés

- prolongation du service tous les jours jusqu'à 21h15.

Une première réorganisation du réseau aura ainsi lieu en septembre 1956.

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